Alain Vidalies fixe les priorités de la politique maritime nationale - 14/10/2014

Pour conduire sa politique maritime nationale, le secrétaire d'État aux Transports, à la Mer et à la Pêche a confirmé la création d'une délégation à la mer et au littoral, et annoncé une nouvelle stratégie pour 2015. Saluant cette communication, les professionnels portuaires et maritimes souhaitent des mesures concrètes avant cette échéance.

 

Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche © MEDDE

Lors du Conseil des ministres du 1er octobre, Alain Vidalies a présenté les grandes orientations de la politique maritime nationale. "Au service de l'emploi, l'environnement, l'innovation et l'éducation" maritimes, la communication d'Alain Vidalies s'inscrit dans le droit fil de la politique maritime intégrée de l'Union maritime, la Stratégie nationale portuaire définie en mai 2013 et les conclusions du Cimer de décembre 2013. Au chapitre "Croissance et emploi", la consolidation de la marine marchande est présentée comme "une priorité". Après l'autorisation des gardes privés à bord des navires par la loi du 1er juillet 2014, "le choix de légiférer sur le transport de produits pétroliers répond à une forte attente", reconnaît le secrétaire d'État.

 

"Bordeaux doit devenir la capitale européenne d'une déconstruction de navires respectueuse des engagements internationaux de la France"


Évoquée pour les énergies marines, la simplification des procédures administratives figure en bonne place aussi pour accompagner  "la modernisation de nos Grands Ports maritimes. Simplifier est nécessaire tant pour les formalités d'import/export que pour les conditions d'implantation dans les enceintes portuaires. La création récente d'une plateforme export au Havre facilitant les formalités à l'exportation à destination de la Chine en est un exemple". Dans le domaine des infrastructures, "la complémentarité entre nos ports et les modes de transport fluviaux et ferroviaires sera renforcée. Le grand chantier que constitue le canal Seine-Nord Europe doit être pour l'axe Seine, comme pour le port de Dunkerque, l'illustration de cette ambition". 

Soutenir les chantiers navals 

Avec le potentiel reconnu au tourisme littoral, l'accent est mis sur la filière construction/déconstruction de navires. La construction de navires écologiques, qui compte parmi les trente-quatre plans de la nouvelle France industrielle, "doit être dynamisée pour renforcer les capacités des chantiers mais aussi les fonds propres et la capacité d'export des entreprises du secteur". Quant à la déconstruction, encore au stade de sa structuration au plan national, reconnaît Alain Vidalies, la position du port de Bordeaux est valorisée : "Fort des récents marchés obtenus avec la Marine nationale, Bordeaux doit devenir la capitale européenne d'une déconstruction respectueuse des engagements internationaux de la France et notamment la Convention de Hong Kong de 2009". Protection du littoral, promotion de la pêche et de l'aquaculture durable et recherche sur les grands fonds marins complètent les principales orientations de la politique maritime nationale avec l'enseignement maritime et aux métiers de la mer. 

Délégation à la mer et au littoral 

Pour conforter cette politique, le secrétaire d'État annonce une gouvernance renforcée des activités maritimes. "Tous les efforts de l'État seront faits en lien avec les collectivités locales pour davantage coordonner et simplifier des politiques publiques trop sectorielles". Cette mission est confiée à une délégation à la mer et au littoral tandis que la stratégie nationale Mer et Littoral, sera présentée courant 2015 à partir des travaux conduits par le Conseil national de mer et des littoraux. Dans l'esprit de cette communication, le Cluster maritime français appelle les pouvoirs publics à lancer avant 2015 "des actions concrètes en cohérence avec les besoins des professionnels du maritime"...

Érick Demangeon


in http://www.lantenne.com/ 09/10/2014

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