Maersk va massivement commander des porte-conteneurs géants  - 30/09/2014

Après les 20 Triple-E de 18 000 EVP commandés en 2011, Maersk relance ses investissements dans les porte-conteneurs. (Photo Maersk)

Trois milliards de dollars par an pendant cinq ans, de 2015 à 2019 : c’est le montant que Maersk Line s’apprête à investir dans de nouveaux porte-conteneurs géants.

L’annonce a été faite le mercredi 22 septembre en même temps que le premier programme de rachat d’actions de son histoire.

Deux informations qui n’ont guère donné satisfaction aux actionnaires, qui espéraient plutôt une hausse du dividende.

Quoi qu’il en soit, la direction AP Moller-Maersk, a estimé avoir besoin de commander une capacité de transport de 4 250 000 EVP, soit l’équivalent de 30 navires de 14 000 EVP ou de 23 de ses Triple-E de 18 000 EVP. Le numéro 1 mondial du transport avait pourtant estimé, il y a un an, avoir commis une erreur en 2011 lorsqu’il a dépensé 3 milliards de dollars dans ses 20 Triple-E.

La recherche des économies opérationnelles réalisées par les très grands navires a cependant permis à Maersk Line de préserver sa rentabilité dans un contexte morose. Le géant danois, qui vient d’annoncer son alliance avec MSC seulement (à la suite du veto Chinois à une alliance à trois incluant CMA CGM), entend aussi conserver son leadership mondial. Lequel était annoncé comme devant être perdu au profit de MSC à compter de 2016, selon le site spécialisé Alphaliner.

Alphaliner a récemment montré comment, au vu des résultats du premier trimestre 2014, Maersk Line affiche une rentabilité très supérieure à l’essentiel de ses concurrents (seule CMA CGM s’en approchant, tandis que les chiffres de MSC sont, comme toujours, inconnus), avec une marge opérationnelle de 6,4 %, tandis que la moyenne des 17 concurrents est négative, à –2,4 %. La maîtrise des terminaux et le leadership dans les grands navires qu’affichent Maersk, alors que le prix des soutes a triplé en cinq ans, ne peuvent qu’inciter le danois sur sa lancée.

In http://lemarin.fr/ 26/09/2014

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