MyFerryLink : les acteurs du dossier convoqués au ministère des Transports - 31/08/2015

Les lettres de licenciement sont parties depuis plusieurs jours. Les marins au chômage ont commencé à chercher du travail. (Photo : Alain Simoneau)

Le conflit qui n’en finit plus sur le port de Calais est-il en passe d’être réglé ? Le mercredi 19 août, Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, a annoncé vouloir « rechercher une issue ».

Il réunira les acteurs du dossier le lundi 24 août à Paris et leur adressera « d’ici vendredi, un projet de protocole qui prendra en compte les récentes évolutions juridiques, sociales et économiques du dossier. L’objectif du gouvernement est de parvenir à un accord global permettant la préservation d’un maximum d’emplois et la libération sans délai des bateaux », explique-t-il dans un communiqué.

Une réunion qui sera la bienvenue tant le climat s’envenime. À Calais le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), déclenché par la liquidation de la scop SeaFrance, suit son cours. Les premières lettres de licenciement sont parties dès le 13 août et certains salariés sont déjà libres, d’autres en cours de procédure. Mais les ferries Berlioz et Rodin sont, eux, toujours occupés. Par des équipes qui seraient moins nombreuses cependant.

Le liquidateur a remis les navires aux trois sociétés patrimoniales filiales d’Eurotunnel (une pour chaque navire) le samedi 14 août. Chacune d’entre elles a embauché quelques marins et officiers afin de participer au gardiennage des navires – aux côtés de leurs occupants –pour des durées déterminées : un mois pour les Berlioz et Rodin, trois mois pour le Nord-Pas-de-Calais.

Le liquidateur a également conservé une dizaine de personnes pour assurer le travail administratif qui accompagne une liquidation.

Les marins doivent maintenant chercher du travail. DFDS, de son côté, a déjà reçu des CV, mais ne répondra sans doute pas tant que les navires seront occupés. Et Eurotunnel ne bougera pas tant que le groupe n’aura pas l’aval des autorités de la concurrence pour lancer son projet de fret avec le Nord-Pas-de-Calais.

À Calais, la situation est tendue. Eurotunnel n’a pas embauché de marins proches du Syndicat maritime Nord (SMN), qui semble de plus en plus isolé, pour garder les navires. Cela, semble-t-il, a mis le feu aux poudres. Le mardi 18 août, dans l’après-midi, l’équipe de la scop conservée pour effectuer le travail de liquidation a reçu une visite, décrite comme « une agression », d’une trentaine d’affiliés du SMN, à la recherche notamment de contrats d’affrètements à DFDS qui ne s’y trouvaient pas. Plusieurs plaintes ont de nouveau été déposées.

in www.lemarin.fr, 18/08/2015

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