MyFerryLink : Les autorités britanniques confirment l'interdiction d'accès à Douvres  - 01/07/2014

crédits : MYFERRYLINK.

C’était prévisible. La Competition and Market Authority (CMA), l’autorité de la concurrence britannique, s’est à nouveau prononcé, vendredi 27 juin, pour l’arrêt des activités de MyFerryLink. Elle a suivi les conclusions du rapport préliminaire rendu fin mai et qui mettait en avant un risque d’abus de position dominante du groupe Eurotunnel, à la fois opérateur ferroviaire et propriétaire de la flotte de MyFerryLink, face aux autres armements présents sur le détroit, P&O et DFDS.

« MyFerryLink enregistre des pertes et est financée par Eurotunnel. Ce qui provoque une situation concurrentielle intenable sur la route Douvres-Calais et risque de provoquer la sortie d’un des opérateurs », notait le rapport préliminaire. « L’intérêt des clients de la liaison transmanche, qu’ils soient passagers ou fret, ne sera pas bien défendu si Eurotunnel devient l’un des deux derniers opérateurs de ferries. C’est beaucoup mieux d’avoir trois opérateurs concurrents et indépendants : un sur la voie ferrée et deux sur la voie maritime ».  C’est donc cette logique qui a emportée la décision des juges.

MyFerryLink fait appel de la décision

La direction de MyFerryLink a immédiatement fait savoir qu’elle ferait appel de cette décision et qu’elle «  rejette catégoriquement l’ensemble des arguments de la CMA en considérant que cette dernière n’est toujours pas compétente au regard du droit britannique en matière de fusions d’entreprises ».  Elle explique également qu’elle « considère que la position de la CMA restreint la concurrence en voulant réduire à deux opérateurs au lieu de trois l’offre aux clients et que les conclusions de la CMA ne peuvent avoir que des répercussions négatives sur l’économie et l’emploi de part et d’autre de la Manche ».

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a réagi immédiatement à la décision britannique en faisant part de son « incompréhension ».  « Ce jugement revient à condamner l'entreprise et ses 533 emplois en France et 71 en Grande Bretagne, alors même qu'il s'agit d'une réussite humaine et commerciale exemplaire ». « La compagnie a perdu une bataille mais continue son combat pour le pavillon français. L'Etat est déterminé à déployer tous les moyens pour trouver une solution qui permette de continuer l'exploitation des navires et de préserver les emplois » a –t-il déclaré sans préciser le type de soutien que l’Etat apporterait dans ce dossier.

in www.meretmarine.fr 30/06/2014

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