SNCM : neuf candidats potentiels à la reprise - 31/08/2015

Neuf candidats sont potentiellement intéressés à reprendre la SNCM. Mais cela n’engage à rien à ce stade. (Photo : Thibaud Teillard)

Le comité d’entreprise de la SNCM réuni ce 27 juillet a permis de faire un point sur la situation de l’entreprise, sur une ligne plutôt positive grâce, notamment, à de très bons résultats sur le Maghreb. L’un des administrateurs judiciaires a par ailleurs donné neuf noms de candidats potentiels à la reprise.

Deux noms sont connus car les candidats ont dévoilé leurs intentions avant l’été : le groupe Stef et le consortium corse Corsica Maritima. Trois autres candidats (Daniel Berrebi pour Baja Ferries, Christian Garin et Patrick Rocca) sont ceux qui l'avaient déjà été lors du premier appel d’offres (et qui n’ont pas besoin de se faire connaître de nouveau) même s’ils ne le seront pas au final, ou pas seuls. Un sixième, l’armateur grec de ferry Attica Group, s’était lui aussi fait connaître lors du précédent appel d’offres, mais pas au-delà d’une lettre d’intention.

Reste trois vrais nouveaux : le tour-opérateur corse Corsica tours, l’armateur de ferry grec Anek Lines et la société tunisienne d’Alessandro. Cette dernière semble bien modeste pour reprendre un armateur de la taille de la SNCM, mais c’est l’agent en Tunisie de l’armateur italien Grandi Navi Veloci (GNV) pour le compte duquel elle pourrait vouloir accéder discrètement à la data room de l’appel d’offres.

  

Une mariée plus présentable

 

Car ces candidats, en dehors des deux premiers, n’en sont absolument pas à faire une offre – la date limite est fixée par l’appel d’offres au 2 septembre pour une audience du tribunal de commerce le 25 septembre – mais juste à vouloir consulter les chiffres de la compagnie, ce qui n’engage à rien.

La SNCM est une mariée plus présentable car elle réalise un début d’année bien meilleur que prévu sur le plan financier. La raison ? De très bons résultats sur le Maghreb avec le ferry Méditerranée, qui fait carton plein à chaque départ sur l’Algérie, et une gestion au plus près sur la Corse où la part de marché a été réduite très fortement.

Le plan dit Poséidon de la direction actuelle, c’est-à-dire une compagnie a minima avec six navires, permet d’améliorer la rentabilité de la SNCM, à défaut de la voir se développer.

in www.lemarin.fr, 27/07/2015

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